Et si vous osiez dépasser vos limites à vélo en 2013 ?
Comment vous motivez pour y arriver et atteindre vos objectifs ?
Voici quelques astuces…
Comme moi, vous avez certainement été éduqué avec des croyances, des convictions, qui érigent naturellement des barrières, des limites.
Or, ces limites ne sont souvent là que parce vous vous les êtes inconsciemment imposées, sans vous demander vraiment si elles étaient justifiées, si elles ne pouvaient quand même pas être repoussées juste un peu plus loin…
Je ne peux m’empêcher de vous écrire cette citation très connue (qu’on attribue d’ailleurs à tort à Mark Twain) :
« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait »
Et vous ? Une telle situation vous est-elle déjà arrivé à VOUS, et plus particulièrement dans le cadre de votre passion, le vélo ?
A vélo, quelles sont vos limites ?
Dans notre monde de cycliste, ces limites sont généralement :
- d’ordre physique, mais gouvernées en partie par le mental
- d’ordre temporel, car il n’y a pas que le vélo dans la vie et on a tous d’autres engagements, des excuses fondées ou inventées – mais vous pouvez toujours améliorer la situation, comme je l’avais expliqué dans cet article : Calculez (et gérez mieux) votre temps libre pour vos sorties à vélo
Mais ce n’est pas le plus important !
- peu importe le niveau de vos capacités physiques
- peu importe le temps que vous avez à disposition pour aller rouler
Ce qui est important, c’est de savoir en tirer profit à sa juste valeur, et aussi de savoir y ajouter cette petite dose de piment qui vous emmènera au-delà de vos limites, de manière à vous combler encore plus !
L’important reste bien sûr – comme le veut mon blog – le plaisir, mais aussi la satisfaction de pouvoir se dire qu’on est allé « un peu plus loin », qu’on a réussi à « s’étonner soi-même ».
Car pour se mettre des limites, des barrières, des freins, je peux vous dire que je suis une spécialiste !
Combien de fois vous avez eu cette petite étincelle, trop vite éteinte par une pensée comme celle-ci : « non, c’est trop pour moi », « non, je n’y arriverai pas » ?
Il n’est pas question de faire des folies au point de réellement mettre sa vie en danger, non ! De toute façon, ça on le fait déjà : à vélo on risque de tomber ou de se faire renverser à chaque sortie !
Non, l’idée est de réussir à faire tomber non pas vous, mais quelques-unes de ces fameuses barrières, érigées au nom de je-ne-sais-quoi-qui-ne-tient-pas-la-route…
Passer au travers de vos barrières !
Alors, le ou la cycliste que vous êtes, comment concrètement les faire tomber, ces fameuses barrières ?
J’aimerais vous citer le commentaire que Laurence m’avait écrit au bas de mon article 17 conseils pour (mieux) monter les cols à vélo de course en juin 2012 et qui m’avait vraiment beaucoup touchée :
« hello Antoinette,
Puisque tu m’as tenu les pouces et encouragée, je partage avec toi ma joie suite à mon premier petit col. Tu avais raison, c’est magique! Non pas pour des raisons d’ego.(quoique!) Mais surtout, imaginer qu’il serait possible d’aller partout, sans limite, là où nul autre moyen de locomotion ne peut nous amener ni ne nous faire autant savourer notre environnement. Donc dès que possible… c’est reparti! »
C’est merveilleux, non ? Bravo Laurence !!!
Rédigez une liste de buts concrets :
Voici comment je vous propose de dépasser vos limites, de sortir de votre « zone de confort » :
Rédigez une liste des buts que vous souhaitez atteindre à vélo en 2013,
des plus raisonnables aux plus fous !
Et le plus important, c’est qu’ils soient très concrets : ne vous dites pas :
« Cette année je vais rouler un peu plus… »
ou
« Il faut que je m’améliore un peu en montée »…
Non ! imaginez des buts réels et ensuite vous allez adapter votre entraînement et vos sorties pour accomplir ces buts.
Voici quelques idées en vrac (certaines sont les miennes…) :
- aller au boulot à vélo le mardi et le jeudi d’avril à octobre
- gravir ce fameux col qui m’a toujours fait peur le [date]
- m’inscrire à ce camp de vélo qui m’interpelle depuis 3 ans
- faire le tour du lac Léman, le tour de Corse, le tour de mon département…
- gravir mon premier grand col alpin et ce sera [nom]
- dépasser pour la première fois les 100/200/300 km ou les 2000/3000/4000 m de dénivelé au plus tard le [date]
- m’inscrire à la Confrérie des Cent Cols
- découvrir une nouvelle route ou un nouveau paysage dans ma région chaque semaine et le noter !
- bloquer les week-ends 1,2,3… pour aller faire les cyclosportives ou randonnées cyclotouristes a,b,c…
etc.
Si vous désirez une magnifique inspiration, allez lire les défis que s’est lancés Baptiste sur son blog Cestdurlevélo, c’est tout simplement fabuleux !
Classez-les ensuite par degré de faisabilité, selon vos capacités physiques supposées et vos autres contraintes (disponibilité, moyens financiers…)
Chassez Le Doute !
Choisissez ensuite dans votre liste les projets qui vous interpellent le plus et imaginez-vous entrain de les réaliser dans les détails, et de les réussir…
Laissez courir votre imagination… rêvez… puis revenez à la réalité et planifiez !
En effet, le vélo ça reste du concret : il faut se préparer physiquement, prévoir le temps nécessaire, réserver les dates etc.
Mais voilà que survient tout à coup un ennemi redoutable : j’ai nommé Le Doute.
Je vous rassure, le doute m’attend aussi à chaque virage ! J’écris donc cet article aussi pour moi, pour que j’applique les conseils que je vous donne ici
Comme j’en avais déjà parlé dans cet article sur vos limites physiques, il est bien clair que votre cerveau est là pour vous protéger, c’est pourquoi il peut vous forcer parfois à ralentir vos ardeurs sur le vélo, pour ne pas mettre votre vie en danger.
Mais votre cerveau prend aussi un malin plaisir à freiner vos envies, vos projets au nom du Monsieur Le Doute.
En fait, votre cerveau calcule d’entrée, dès l’instant où vous émettez une pensée, une idée, si vous allez y arriver ou non.
Comment ?
Eh bien tout simplement en interprétant votre pensée : si vous l’avez exprimée sous la forme d’un doute, il va prendre ce doute pour acquis et vous en convaincre.
Au contraire, si vous vous dites : « Je vais y arriver », vous mettez en branle le processus suivant :
- étape finale = « Je vais y arriver »
donc :
- étapes précédentes = « Je mets concrètement tout en oeuvre pour y arriver »
Ce raisonnement est d’ailleurs valable autant pour la sortie de 50 km pour laquelle on ne se sent pas vraiment en forme, que pour réaliser cette cyclo très dure qui aura lieu dans 6 mois !
En juin dernier, j’ai eu la possibilité de monter une nouvelle fois le Ventoux avec des amis : c’était un peu tôt dans la saison pour moi, je savais que ce serait (très) dur, mais je me suis dit : « je me lance ce défi : je vais y arriver ! »
Je me alors suis visualisée au sommet.
J’ai tout mis en oeuvre pour y parvenir : alimentation, boisson, gestion de l’effort, encouragement des copains… ![]()
Ce fut en effet très dur, mais j’y suis arrivée !
J’étais tout simplement fière d’avoir réussi mon défi.
Demandez un p’tit coup de pouce autour de vous :
Mais parfois y arriver seul prend l’allure d’une mission impossible : Le Doute ne nous lâche pas, c’est compliqué, on ne sait pas comment s’organiser, comment s’entraîner…
Alors sollicitez de l’aide et du soutien !
- parlez-en autour de vous – « go public » comme disent les anglophones – demandez conseil aux amis qui ont déjà fait le col, le camp, la cyclo, la randonnée que vous aimeriez faire
- adressez-vous à votre médecin ou à un médecin sportif pour les questions de santé
- offrez-vous un entraîneur, pourquoi pas, s’il s’agit d’un défi exceptionnel – pas besoin d’être pro pour cela, un entraîneur peut être utile à n’importe quel âge et quel que soit votre niveau
Par exemple, vous voulez faire une semaine dans les Alpes, mais vous n’avez encore jamais gravi des cols aussi hauts et jamais deux à la suite :
- comment faut-il que je m’entraîne avant
- comment vais-je alimenter
- etc. ?
- créez un blog, où vous écrirez vos projets, vos réussites, les problèmes rencontrés…
- poser vos questions sur un forum dédié au vélo et on vous répondra !
Offrez-vous des récompenses :
Vous avez par exemple décidé d’aller au boulot à vélo le mardi et le jeudi. Chaque
jour où vous avez réussi, mettez quelques pièces dans une tirelire dédiée au vélo et offrez-vous un cadeau à la fin de l’année.
Et pourquoi ne pas faire pareil à chaque objectif atteint ou à chaque entraînement dédié à l’un de vos projets ?
Même si on ne participe pas à une « vraie » course – ou qu’on ne monte pas sur le podium – on a quand même le droit de se féliciter, non ?
Pour ma monté du Ventoux, par exemple, je me suis offert les très belles photos que le photographe professionnel a prises de moi dans la montée.
Alors à vos crayons et à vos souris !
Laissez courir votre imagination, écrivez vos idées les plus folles…
Un chose est sûre : si vous donnez un grand coup de pied dans Le Doute, vous allez assuréement réaliser certains de ces défis – et peut-être même tous !
A commencer par un seul – comme celui de Laurence et de son premier col – ce sera déjà merveilleux, vous ne pensez pas ?
Alors vous vous demandez peut-être ce que j’ai mis sur ma liste d’objectifs pour 2013…
Eh bien, l’objectif qui va figurer tout en haut de ma liste pour cette année : agender des dates pour venir rouler avec vous, pour avoir le plaisir de faire votre connaissance.
Certains d’entre vous me l’ont d’ailleurs déjà proposé et je les en remercie !
Alors si vous êtes intéressé-es, n’hésitez pas à me le faire savoir via mon adresse mail (pour ceux d’entre vous qui sont abonnés à mon blog) ou via la page contact et à me proposer des dates.
Je me déplace très volontiers pour venir découvrir « vos terres » et vous êtes bien sûr les bienvenus sur les miennes !
Bon « remue-méninges » (brainstorming en anglais) ! 
Antoinette













ce que tu viens d’écrire est ô combien utile, vrai et nécessaire et tombe à pic pour se booster et prendre confiance….
merci beaucoup, je vais le faire lire à mon époux !
Merci Martine !
C’est vrai que cela fait du bien de pouvoir se redonner confiance de temps en temps… c’est pareil pour moi
Super cet article !!!!
Je viens ajouter un élément dont j’ai fait l’expérience !
J’ai remarqué que les « croyances limitantes » sont plus fréquentes dans le monde du vélo que dans celui des sports de montagne, d’où je viens.
En ski de rando/alpinisme, on va souvent faire un sommet le jour où les conditions sont favorables, point barre. Les cyclistes examinent beaucoup plus tout ce qui a trait à leur condition physique, kilométrage, etc … avant de (rayer la mention inutile) grimper un col, passer la barre des 200, 300 etc …
Je suis arrivée là-dedans ne connaissant aucune de ces croyances. Ainsi je faisais des circuits avec beaucoup de D+, alors que je roulais 100 ou 200 km/an !!!! et à 15 de moyenne !!! C’est pour ça que j’ai très vite fait un 200, puis un 300 … je me disais juste, il me faudra tant d’heures … je n’avais aucun doute sur le fait que j’allais finir ! Mon approche en a surpris plus d’un, tout comme le fait d’aller en montagne parfois l’hiver (quand la température est inversée) ou de rouler longtemps à n’importe quelle période .
Maintenant je vais essayer de rouler un peu plus vite
encore une croyance à dépasser !!!
Ton point de vue est en effet super intéressant ! Pour le vélo, finalement tu as appliqué inconsciemment les habitudes de la montagne, où on réfléchit tout autrement…
Contrairement à moi, qui ai été influencée dès le départ par des cyclistes (hommes!) qui ont cet esprit de compétition bien ancré, qui calculent tout, qui vont « rouler pour rouler » et quand tu leur dis : « vous avez vu tel détail ? Vous avez vu comme c’était beau ? » Eh bien non, ils n’ont rien vu, ils roulaient…
Mais j’avoue qu’au point de vue kilométrage, il faut quand même de l’entraînement, car faire par ex. un 200 km quand on n’a jamais dépassé les 80 km… oui, on y arrivera, mais parfois dans un tel état d’épuisement qu’il faudra plusieurs jours pour s’en remettre (ça dépendra aussi de la vitesse,évidemment). Je pense qu’à ce point de vue, il est quand même important de penser à son corps
Personnellement mon max. actuellement est je crois de 145 km. Au-delà de 130 km, j’avoue commencer à trouver long…
Quant à ta vitesse, je trouve que tu roules déjà vite ! Tu m’avais impressionnée lors de notre sortie autour de Léman. Et surtout sur de si longues distances : quand je vois dans tes articles le peu d’heures que tu mets sur tes longs parcours, eh bien chapeau !
peut on faire du velo lorsque l’on a mal au dos et qu’on a une hernie discale
Je connais un cycliste qui a eu une hernie discale et qui a ensuite le repris le vélo petit à petit; maintenant il fait de longues sorties sans problème.
Mais comme je n’ai pas de formation médicale, je ne me risquerais pas à t’en dire plus. L’important je pense est que tu sois suivi par un médecin (du sport si possible). Quand il t’autorisera à recommencer, un point qui sera important, ce sera le réglage du vélo : le cycliste dont je te parlais plus haut avait en tout cas dû relever sa potence pendant un certain temps, pour ne pas être trop penché en avant. Et au début, ce sera peut-être uniquement sur le home-trainer…
J’ai trouvé ce document qui m’a l’air assez sérieux :
http://www.cite-sciences.fr/fr/cite-de-la-sante/hqaa/wl/1248133730739/pratique-du-cyclisme-apres-une-hernie-discale/p/1248126024804/
J’espère que cela pourra t’aider et je te souhaite un bon rétablissement !
Antoinette, ton article est EXTRA ! Je n’ai pas peur des mots: c’est celui que j’ai préféré depuis que je suit ton blog
Je fonctionne tout à fait de la manière que tu décris ci-dessus, et du coup j’ai envie de rajouter quelques éléments… je ne sais pas s’ils seront utiles.
1- Eliminer les risques = éliminer le doute = réussir ses objectifs.
Je vois deux types de risques. Ceux qui sont moindres: arriver en retard à un RDV, etc. Ceux qui sont plus importants: risque de santé, de mise en danger.
2- Connaitre les risques importants et limiter leur probabilité de se réaliser. 2.1 Risque de se trouver incapable de passer un col avant de rentrer à la maison. Gérer l’entrainement, avoir beaucoup de temps devant soi, voire de l’éclairage pour ‘au pire’ rentrer de nuit – ou même mieux, avoir quelqu’un qui puisse nous récupérer en véhicule…
2.2 Risque de problème technique: apprendre à réparer le vélo etc soi même (un aspect qui me fait encore peur !): crevaisons, pneu de rechange, pompe, etc
2.3 Risque de fringale: avoir beaucoup de boisson, de nourriture sur soi. Et s’assurer qu’on en consomme plutôt trop que trop peu ! Et régulièrement.
Ces ‘solutions’ doivent avoir pour but de permettre la meilleure AUTONOMIE possible (‘si j’ai le temps devant moi, et tout ce qu’il me faut (nourriture, matériel, carte de la région), au pire je roule doucement, mais j’arriverai au bout !’).
Beaucoup de ces aspects ont des liens avec la confiance en soi, et donc ont qqch à voir avec la gestion du stress. Exemple: perso, je dors souvent peu et TRES mal la sortie de mes ‘grosses’ sorties qui m’impressionnent (ex: quasi nuit blanche la veille de mon doublé Madeleine/Galibier en été 2012).
Et merci aussi de citer mon blog, ça me touche beaucoup
Bon je m’arrête là car je pourrai écrire des paragraphes entiers là dessus. En tout cas ton article me donne beaucoup d’inspiration et de confiance/envie de repousser mes limites. Tant que l’envie est là… mais bien sur, pour garder l’envie, il faut aussi savoir faire du vélo simple et ne pas rentrer ‘cramé’ à chaque fois !
Encore BRAAAAAAVOOOOO et merci…. ton article est tout simplement fantastique. Je vais me l’imprimer je crois
Merci merci merci, Baptiste, tu me fais rougir… et BRAVO à toi d’avoir complété avec toutes ces informations vraiment géniales ! Déjà que tes objectifs sur ton blog étaient superbement écrits, c’est pourquoi je n’ai pas résisté à l’idée de te citer…
C’est particulièrement judicieux de compléter « éliminer le doute » avec « éliminer le risque », pour mettre tous les atouts de son côté. Mais je nuancerais en disant plutôt « réduire le risque au minimum », car dans un sport « à risque » comme le vélo, il ne sera jamais de zéro ! Mais comme on dit : mieux vaut prévenir que guérir…
Et dans ce domaine, j’ai constaté que tu es beaucoup plus prévenant que moi au niveau du matériel embarqué (réparation etc.). J’avoue que de ce point de vue-là je suis bien plus minimaliste : j’ai plutôt tendance à enregistrer le n° de téléphone du service de taxis le plus proche… C’est peut-être dû à l’habitude de la Suisse, qui est très petite, donc on ne se retrouve que rarement dans un « no man’s land » total… Mais c’est une très bonne leçon, à retenir !
Et si l’envie t’en dit de vouloir publier une fois un texte sur le thème de ton choix sur mon blog (à ton nom bien entendu), ce serait avec grand plaisir !
En tout cas encore un grand merci pour ces compléments et… il ne nous reste plus maintenant qu’à passer à l’action !!
Et bien voilà un article pertinent et qui tombe à pic pour cette saison nouvelle qui débute ou qui doit (pour certains débuter) première objectif je peux sortir en hiver … j’aime bien la petite motivation pour aller travailler à vélo et la petite tirelire, je vais faire ça pour moi… bravo pour cette recherche Antoinette et au plaisir à rouler avec toi quand tu descendras en Drôme Provençale.
Merci Gil ! Oui, j’ai bien aimé l’idée de la tirelire… Je ne l’ai pas trouvée toute seule, je l’ai lu quelque part dans un article sur les motivations
Je me languis de redescendre dans la Drôme provençale… mais ce n’est plus un objectif pour cette année, c’est une réalité : c’est déjà prévu pour juin ! Je te donnerai davantage de détails par mail dès que j’aurai les dates définitives.