Le cuissard chez les Anglo-saxons : quelle histoire !

Velo_de_course_115.1_cuissard

Saviez-vous que ce morceau de tissu que l’on nomme cuissard en français – et qui fait banalement partie de la panoplie du cycliste – s’appelle lycra ou spandex chez les Anglo-saxons et leur donne d’énormes complexes !

Il devient même une arme « anti-cycliste » à l’avantage des… « anti-cyclistes » – ça ne s’invente pas…

En français, selon le Wikitionnaire, « cuissard » signifie : culotte collante d’un cycliste et originellement : partie de l’armure qui couvrait les cuisses. Nous avons donc une « armure » sur les cuisses ! :-D

Dans Wikipédia cette fois, il est défini ainsi :

Le cuissard est le vêtement porté sur les cuisses du coureur, à l’intérieur de celui-ci se trouve une peau de chamois. Le cuissard est généralement réalisé dans un textile élastique afin que celui-ci ne se plie pas pendant que le coureur tourne les jambes. Le coureur ne porte pas de sous-vêtements sous son cuissard, le but de la peau de chamois étant de protéger la peau du coureur des irritations dues aux nombreux mouvements sur la selle du vélo.

 Vous avez bien lu : sur les cuisses du coureur, pas ailleurs ! Bon, passons…

Chez les Anglais et les Australiens, on le nomme Lycra®, voire tout simplement lycra, du nom de la marque déposée de fibre extensible.

Chez les Américains et les Canadiens, on parle de Spandex®, ou plutôt spandex, soit en réalité l’anagramme de « expand », ce qui veut dire « s’étendre » en anglais ;-)

 

Lycra ou Spandex chez les Anglo-saxons : où est le problème ?

Car problème il y en a assurément un, voire même plusieurs !

Chez les Anglais :

Velo_de_course_115.2_Bradley_WigginsEn 2012, après le Tour de France gagné par Bradley Wiggins et surtout après les JO de Londres la même année, il y a eu « l’effet Wiggins » : certaines régions d’Angleterre ont commencé à voir passer des hordes de cyclistes, envahissant cafés et pubs en chemin. De nombreuses routes sont régulièrement fermées sans préavis, empêchant des habitants fâchés de sortir de chez eux…

Les journaux ont alors utilisé des expressions fortes comme Lycra louts on wheels, qu’on peut traduire par : Voyous en lycra sur [2] roues, ou encore des Wiggo-wannabes, soit : aspirants-Wiggo, du petit nom de Wiggins, à l’encontre de ces cyclistes patriotiques.

De virulents articles sont apparus dans la presse à propos de quelques cas, qui ont vite dégénéré en généralités… Bref, les « lycras » en Angleterre sont devenus les bêtes noires de la route et des pubs.

Début 2013 fait alors son entrée le « flamboyant » maire de Londres, Boris Johnson, comme il est surnommé (à cause de sa coupe de cheveux ?), avec cette phrase : « Je veux dé-lycrafier le vélo » - I want to de-Lycrafy cycling.

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Pourtant cette allégation n’a rien de négatif ni de péjoratif ! L’intention de Boris Johnson était d’annoncer que le gouvernement londonien allait investir 913 millions de livres (soit env. 1 milliard d’euros) pour les infrastructures cyclistes à Londres. Une excellente nouvelle !

En fait, dé-lycrafier, pour le maire, signifie rendre le vélo plus populaire et pas réservé à une élite « en lycra » !

Manque de chance, les anti-cyclistes risquent de ne pas davantage aimer les « lycrafiés »… :-(

 

Chez les Australiens et les Néo-zélandais :

Les anti-cyclistes du continent australien ont aussi leur vocabulaire à l’encontre des lycrafiés : Lycra loonies (cinglés en lycra), ou encore de Lycra larrikin (ancien mot anglo-australien pour voyou).

Dans la ville de Christchurch City, en Nouvelle-Zélande, devant le ‘Heathcote’s Castle Rock Cafe’ est apparue cette ardoise très parlante :

Velo_de_course_115.4_Lycra_New_Zealand

L’article dans lequel j’ai trouvé cette photo comporte également un vote pour/contre le lycra dans les cafés, qui voici (décembre 2013) :

Velo_de_course_115.5_Lycra_vote_New_Zealand

Parmi les 54.8% contre, combien pensez-vous sont des cyclistes « en lycra » ?

Au moins les 14.7% qui ont voté pour : « Peut-être, si vous pouvez l’ôter ? » – donc aller au bistrot à cul nu – ont soit de l’humour, ou alors une ignorance totale du port du cuissard !!! :-D

En Nouvelle-Zélande, on parle aussi – plutôt péjorativement – de MaMiL : Middle-aged Man in Lycra = homme d’âge moyen en lycra, donc portant des habits moulants et roulant sur un vélo de course de prix. Le Premier Ministre australien actuel, Tony Abbott est d’ailleurs qualifié de MaMil.

Mais ouf ! il n’est pas – encore – question de MaWiL (midde-aged woman in lycra) !

 

Chez les Américains : 

Aux Etats-Unis, on utilise plutôt le terme de spandex pour qualifier le cuissard et il s’agit un peu moins d’une guerre cycliste/anti-cycliste, que d’un problème d’image personnelle.

Beaucoup d’Américains ont en effet honte de porter un cuissard : c’est moulant, ça fait ressortir les rondeurs, y compris les « bijoux de famille » ;-)

Les cyclistes américains sont en revanche vus d’un mauvais oeil s’ils vont faire leurs courses en spandex, surtout après avoir bien transpiré. Par contre, si on arrive bien dégoulinant de sueur, mais habits civils, cela ne semble par déranger ! L’habit ne fait pas le moine ? ;-)

 

Des solutions américaines « discrètes » :

Les Américains ont alors cherché des parades, pour ne pas devoir porter un spandex, tout en ayant quand même un peu moins mal au fesses… Voici ce que j’ai trouvé :

Les culottes rembourrées :

Pour les pendulaires à vélo, il faut reconnaître que le cuissard n’est pas des plus pratiques : il faut pouvoir se changer au travail et en plus il est parfois mal vu pénétrer dans certaines entreprises avec cet accoutrement…

Et pourtant, le « mal aux fesses » existe aussi quand on pratique le vélotaf… et même quand on va faire ses courses à vélo !

Une Américaine, Christiana Guzman, a alors dessiné des sous-vêtements féminins avec peau de chamois intégrée (là-bas, le mot « chamois » s’écrit pareil, mais se prononce « chaie-mie » !)

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Personnellement, je ne porterais quand même pas ces culottes toute la journée : j’en changerais pour un sous-vêtement plus discret et surtout moins chaud ! Et pour les longues distances, c’est exclu à cause des élastiques : je préfère mes cuissards…

 

Les peaux de chamois vendues au détail :

Sur ce site, on peut acheter des peaux de chamois au détail, pour les insérer dans le sous-vêtement (ou vêtement) ou si l’on veut ou remplacer une peau usée dans un cuissard. Et il y a du choix !

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Seul hic : l’idée est bonne, mais c’est difficile de coudre soi-même une peau pour qu’elle soit positionnée exactement au bon endroit. Messieurs, ne demandez pas à votre partenaire de vous en coudre dans vos boxers !

Il y a d’ailleurs plus simple : certaines marques comme Odlo ou BBB par exemple propose des slips pour messieurs ou dames avec une peau de chamois intégrée.

 

Et dans les pays francophones alors ?

Les confrontations cyclistes/anti-cyclistes existent aussi, bien sûr.

Par contre, je n’ai trouvé d’expression en relation avec l’habit lui-même, comme par exemple de « cinglé en cuissard » ou autre appellation péjorative en relation avec nos vêtements. On entendra plutôt cinglé de cycliste, non ?

Il me semble que le cuissard ne pose pas non plus trop de complexes au niveau de l’habillement…  (voir plus bas).

Le cuissard de cycliste est au contraire même très apprécié pour ses formes moulantes – de préférence lorsqu’il est de couleur claire et translucide – dans les communautés gays (je suis tombée sur un site français très évocateur). Je comprends tout à fait que cette dérive puisse nuire à certains d’entre vous, messieurs, cyclistes très affûtés, mais pas du tout de ce bord !

 

Sommes-nous peu respectueux en francophonie ?

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J’estime parfaitement normal qu’on ait le droit d’aller boire un café dans un bistrot en tenue de cycliste (les marcheurs le font aussi !), car nous sommes tout de même entièrement vêtus.

Il faut cependant bien reconnaître que nous sommes parfois transpirants et malodorants :-(

Je comprends donc parfaitement la réticence de certains cafetiers à nous laisser nous installer sur des chaises recouvertes d’un joli coussin… qui gardera temporairement la marque de nos fesses après notre départ.

Nous ne sommes pas très discrets : chaussures bruyantes, matériel envahissant : le vélo contre les bacs à fleur, le casque et les gants sur la table… Mais bon, avec les motards, c’est pareil, non ? Excepté pour les bacs à fleurs ;-)

Notre élégance ne nous accompagne pas non plus : après des heures sur une selle dure, quel plaisir de s’affaler sur une chaise ! Nous parlons souvent fort, comme si nous étions encore sur le vélo…

Mais à côté de cela, nous remplissons avantageusement les terrasses des bistrots et nous leur faisons faire des affaires ! Alors en arriver à des extrêmes comme en Nouvelle-Zélande, je dis non !

Heureusement donc pour nous que dans les pays francophones, il me semble que la guerre du cuissard/lycra/spandex n’est pas déclarée.

 

Votre cuissard vous donne-t-il des complexes ?

En tant qVelo_de_course_115.8_cycliste_sculptureue femme, c’est évidemment une question à laquelle je me suis arrêtée au début  : rondeurs, bourrelets… Mais avec le temps, je me suis habituée : oui, le cuissard fait des bourrelets disgracieux, mais tant pis. Il suffit de le prendre de couleur foncée – c’est plus discret – de porter un joli maillot par-dessus… et de monter sur son vélo !

En revanche, j’avoue être parfois un peu dérangée par le port masculin de cuissards de couleur claire (blanc, jaune..), lorsque que le tissu est devenu translucide avec l’usure et la transpiration… surtout vus de dos ! J’en entends déjà rétorquer qu’on apprécie la vue… hmm, pas vraiment !

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Mais heureusement, contrairement aux équipes professionnelles à qui on impose le matériel, vous avez le droit de choisir un cuissard plus opaque… pas comme cette nouvelle tenue de contre-la-montre de l’équipe Sky pour 2014, essayée ici par Chris Froome :-D

 

Antoinette

 

 

 

 

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20 Responses to Le cuissard chez les Anglo-saxons : quelle histoire !

  1. Pingback: Eglise de Bursinel (tant de choses à voir près de chez moi) | aeemtech

  2. Fannie says:

    Un peu commentaire un peu tardif sur cet excellent article, mais… « to pull it off » ne signifie pas « être en mesure de retirer » le dit cuissard pour se promener à poil. Il s’agit plutôt d’une expression référant à la capacité de la personne exhibant le cuissard de le faire avec une certaine élégance: bref, d’être bien roulé dans son short moulant de vélo! Ce qui implique habituellement d’avoir bien roulé auparavant!

  3. Michel says:

    Bonjour Antoinette

    Ne mélangeons pas tous !
    Le problème français est l’incivisme et que rien n’est prévu pour stationner les vélos en ville. Les problèmes anglo-saxons sont les leurs :-) et ont a toujours du mal à comprendre leur culture pudibonde mais aussi leur grande civilité.
    Héritiers de Jeanne d’Arc et De Gaule, ne laissons pas nos us et coutumes franco-cyclo se faire angliciser sous prétexte que les meilleurs dopés du Tour de ces dernières années sont anglo-saxons…
    Que perdure l’esprit de Velocio et le cuissard en coton des filatures de Roubaix !!

    Bonne année et bonne route :-)

    • Antoinette says:

      Michel,
      Loin de moi l’idée de mélanger les cultures! Au contraire je trouvais intéressant de mettre à jour ces différences :-)
      Je viens d’ailleurs de lire dans ce guide anglais très bien fait de cyclotours en Suisse (Cycle Touring in Switzerland), que les auteurs – un couple d’Anglais – étaient tout surpris que les cyclistes suisses soient aussi à l’aise et décomplexés dans leur cuissard ! Tant mieux pour nous :-D

  4. martine says:

    Alors Antoinette, de mon côté, dès le mois de mars, je ferai partie des lycra larrikin et ce pour 6 mois… ;)
    Meilleurs messages

    • Antoinette says:

      Eh bien Martine, grande nouvelle ! Tu pourras nous dire en « live » si cette aversion du lycra dans les bistrots se confirme ! … si tu as l’occasion de rouler là-bas, bien entendu… ;-)

  5. Philippe Revert says:

    Bonjour Brigitte,

    je ne vais pas faire preuve de beaucoup d’originalité, en vous souhaitant tout d’abord, une très bonne et heureuse année. Qu’elle soit remplie de tout ce qui vous met en joie !

    Pour revenir sur ce dernier article, quelle érudite vous faites !
    Remarquablement documenté, votre article est très intéressant.

    Merci encore,

    je vous embrasse, nouvel an oblige !

    Philippe.

    • Antoinette says:

      Merci Philippe, tous mes voeux à vous aussi ! hmmm, au fait je suis Antoinette, mais c’était peut-être un petit clin d’oeil à mon amie Brigitte, qui a aussi laissé un commentaire ? :-) :-)

      C’est très gentil de me qualifier d’érudite… en fait, j’augmente mes connaissances au fur et à mesure de ces articles ! Curieuse de nature, je fouille un peu partout et j’aime bien partager avec vous tous les « perles » que je croise sur mon chemin… ;-)

  6. claire says:

    et bien, que d’histoire pour un « cuissard »…..les anglo-saxons sont qq fois bizarre.le fait de prendre un verre à une terrasse ou ds un pub leur posent problème mais le fait d’être complètement ivre pour certains choquent moins!!!!
    bref, le cuissard est avant tout un vêtement de sport et le fait qu’il soit moulant n’est pas plus vilain que les collants pour courir ou faire du ski de fond.
    je les trouve plutôt sympas aujourd’hui….accompagnes de jolies maillots et de jambières ,je les trouve même sexy……
    en Bretagne pas de soucis, je range mon vélo près des pots de fleurs et je bois mon café à côté de nombreux sportifs ou pas.j’ai même trouve des cafés ou un emplacement aux vélos est réservé .
    un article bien amusant ou s’affronte deux cultures différentes.

    • Antoinette says:

      A mon avis, Claire, c’est une question d’ancienneté : la coutume d’être ivre dans les pubs est née bien avant Wiggins :-)

      Ah, l’histoire des pots de fleurs : ça nous est déjà arrivé de nous faire engueuler ! Une autre fois, c’était l’ardoise des menus qu’on cachait.

      Mais sur la photo que j’ai mise avec les vélos et le « char fleuri », en fait nos vélos sont appuyés contre le mur d’une église sauf erreur, car c’était à l’ombre, alors que les bacs à fleur du bistrot étaient… au soleil ! (mon vélo « orange » est en 3e position).

  7. David says:

    Salut Antoinette,
    Pendant ce temps au Québec… Contrairement au ROC (Rest of Canada), ici les gens disent « cuissard » et il n’y a pas de vague « anti ». Le mot lycra est utilisé pour décrire le tissu. « Des cuissards en lycra » est encore parfois entendu. Évidemment, il arrive ici aussi que certains cyclistes manquent de goût ou de savoir-vivre. C’est l’absence de jugement qui est alors en cause plus que le port du cuissard en lui-même ou que l’éthos cycliste. Interdiction par contre de se baigner en piscine publique en cuissard (alors que la tendance en natation est d’utiliser des maillots de bain longs et moulants qui ressemblent drôlement à des cuissards.
    D’accord aussi avec les propos précédents: dans un monde de la mode où tout est au moule, au moulage et au super moulant, partir en guerre contre un vêtement de sport technique comme le cuissard me semble bigot.

    • Antoinette says:

      David, c’est chouette d’avoir un internaute québécois ! Tu complètes parfaitement mon article : je me demandais justement comme ça se passait dans ton pays bilingue (j’aime beaucoup le ROC, je ne l’avais jamais entendu). Au moins, entre francophones, on a la même vision des choses :-)

      Quant à l’histoire du cuissard à la piscine, ça me paraît logique si on a transpiré dedans avant (et franchement, nager avec la peau, ça doit être inconfortable). Je me souviens d’une interdiction semblable ici en Suisse en piscine contre les shorts de bain, portés aussi comme shorts (donc pas forcément propres) par les jeunes, qui ne se changeaient donc pas avant d’entrer dans l’eau.

  8. bruno says:

    Bonjour Antoinette,

    Le principal c’est d’être bien dans son cuissard et le regard des autres je m’en fous complètement.Cela ne m’étonne pas des anglo saxons,mais moi quand je vois une femme qui fait du vélo en cuissard,je trouve plutôt ça joli.
    Je souhaite a tous les membres du site une bonne année et que tous vos voeux soient exaucés.

    • Antoinette says:

      Merci pour le compliment Bruno ! ça me rappelle un copain qui ne voulait pas rouler derrière moi, car mes formes arrondies et moulées dans le cuissard le perturbaient trop paraît-il… :-D :-D :-D

  9. Brigitte says:

    Hihihi moi je m’aime bien en tenue de vélo ;-)
    Je vais partout en cuissard, excepté, comme dit Baptiste, au boulôt . Pour ne pas franchir la porte en cuissard, j’ajoute le pantalon par dessus 2km avant l’arrivée, quitte à aller retirer la couche du dessous dans les toilettes à l’arrivée s’il fait trop chaud.
    A noter que souvent les cyclo voyageurs (avec sacoche) ne portent pas de cuissard mais des shorts. je ne sais pas comment ils font !!! En hollande d’ailleurs je me sentais bizarre en tenue cycliste (mais d’ailleurs, c’est plutôt le maillot voyant qui me donnait cette impression, personne ne portait ça parmi les milliers de gens à vélo)

    • Antoinette says:

      Brigitte, j’imagine bien qu’aller au boulot en cuissard ne doit pas être facile pour toi, car tu as un public particulièrement critique et qui aura vite fait de te catégoriser :-D

      Tu ne crois pas que les cyclo voyageurs portés des slips avec peaux ? Ou alors c’est qu’avec leur vélo c’est moins inconfortable que sur un vélo de course : j’ai remarqué par exemple que sur mon vtt, en position plus droite, j’ai nettement moins mal ‘aux fesses’. Ou alors ils ont les fesses tellement tannées… ;-)

  10. Super article, comme d’hab :)
    C’est vrai que même si nous cyclos n’y pensont pas forcément bcp, le cuissard est un objet qui pose question au commun des mortels.
    La question de la transparence – des copains non cyclistes m’ont deja conseillé ‘assures toi que tes cuissards ne soient pas trop usés, sinon on voit à travers’), preuve que cela arrive effectivement…
    Moi je ne me pose pas trop de questions, à une exception près, que j’avoue totalement: ne pas me pointer au boulot avec un cuissard. Sachant que cela pose problème à certains, autant pour moi que pour eux, lorsque je vais bosser à vélo, c’est soit short, soit cuissard SOUS le short. Par peur de déranger.
    Un autre aspect que je trouve assez cocasse: le ‘débat’ du cuissard, nous ramène aux débats vestimentaires que l’on a tous eu étant par ex au collègue/lycée où l’age de l’adolescence met le vêtement au centre de toutes les attentions. Et donc si au départ du débat que tu décris ci-dessus, le fait était limité au fait de porter un cuissard, cet objet dégoutant, moulant, qui pue, qui suinte, qui s’use, qui laisse ‘tout’ voir… je crois que désormais, beaucoup l’associent au fait tout simple de porter des vêtements moulants ‘sportifs’. Quand je vois dans les rues de Genève que la mode chez les adolescentes est au ‘leggings’, ça me fait rire de réaliser que lorsqu’un homme (ou une femme?!) porte ce que je considère être un ‘legging de sport’ alors c’est complètement répulsant pour les personnes lambdas?!

    • Antoinette says:

      Tu as raison, pour nous cyclistes, une fois qu’on est ‘dans le coup’ (ou dans le cuissard), on oublie que les non cyclistes ne savent pas forcément de quoi on parle… ou n’en comprennent pas la fonction.

      Au boulot, ça peut en effet se discuter pour une question d’hygiène de pudeur, mais je trouve que cela devrait pouvoir rester un liberté de pénétrer en cuissard, surtout qu’on va généralement se changer immédiatemment. Cela montre que l’enteprise contribue à la bonne santé de ses employeurs et à l’écologie !

      Mais pour ce qui est du look (avec la mode legging qui refait surface comme tu dis, mais nous à l’époque on faisait gaffe de ne pas avoir du ventre…), je crois que ce qui frappe davantage, c’est le côté moulant chez l’homme. En effet, l’habit de sport moulant s’est fait doucement sa place : d’abord réservé aux danseurs, puis il est apparu dans le cyclisme et l’athlétisme professionel, et ensuite chez les amateurs, mais pas dans la vie civile ! Il faut reconnaître que l’être humain aime catégoriser : on peut mettre un bikini ou slip de bain à la plage, mais pas se balader en petite tenue dans la rue… Mais le cuissard, franchement, à part l’hygiène… ;-)

  11. perard says:

    J’adore ton article qui me scotche, car j’étais loin de me douter qu’un « cuissard » pouvait déclencher autant de débats !! :) :) … m’en vais de suite le soumettre à mon club vtt où la majorité masculine l’emporte :hâte de lire leurs coms ! :) :)
    Et bonne année à toi !! :)

    • Antoinette says:

      Super sympa ton commentaire, merci ! Dans le monde du vtt, c’est peut-être encore différent, car il y a aussi adeptes des shorts « baggy », qui sait ? ;-)
      Bonne année à toi aussi ! :-)

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