Burn-out et vélo : voici mon expérience

 Velo_de_course_109.1_cycliste_epuisee

Le burn-out, si redouté, n’arrive pas qu’aux autres, même si on est sportive et en pleine santé comme moi. Si vous êtes abonné-e à ma newsletter, je vous ai déjà révélé à demi-mot durant l’été que je n’affichais pas une forme olympique…

La raison première de cette baisse de forme – du moins je l’ai cru un moment – c’était l’âge, un cap chargé de bouleversements physiques incontournables, très souvent difficile à passer dans la vie d’une femme. J’ai nommé : la ménopause.

Ce cap est d’autant plus pénible lorsqu’on est sportive, à cause de changements physiques durs à gérer : prise de poids malgré le sport, troubles du sommeil, bouffées de chaleur (sur le vélo, quand il fait 30°C, ou au contraire, quand il fait froid, être en sueur en 15 secondes, pas génial !).

Bref, une galère…

En fait, je n’avais pas tout vu ! Les soucis hormonaux, bien réels, c’était la pointe de l’iceberg : dessous se cachait bel et bien un burn-out.

 

Ne pas vouloir lâcher la barre – ou plutôt le guidon :

Nous, les sportifs, avons un gros avantage, mais aussi un gros handicap :

Le gros avantage : grâce au sport, nous arrivons à équilibrer notre vie. Contre le stress et les problèmes divers, j’ai donc une super une antidote qui se nomme: le vélo !

Le gros handicap : cet équilibre se fragilise quand on s’épuise tellement par le stress qu’on n’a même plus assez de jus pour aller rouler !

Mais comme tout sportif accro et obstiné, qu’est-ce que j’ai fait ? Je me suis persuadée que ça ne pourrait aller que mieux, alors j’ai continué, continué…

Grave erreur !

 

L’enfoncement :

En fait j’ai tiré, tiré sur la corde et donc complètement déséquilibré la balance en épuisant totalement mon corps, au point de m’écrouler.

Ce que j’ai appris, c’est qu’un burn-out, ce n’est pas seulement un épuisement psychique comme on a tendance à le croire : il est aussi et avant tout physique.

Dans notre corps, cela se traduit par un épuisement total des glandes surrénales, qui produisent les hormones qui servent à fournir l’énergie et au bon fonctionnement du cerveau.

Quand ces glandes sont épuisées, toutes nos batteries sont pratiquement à zéro ! Non seulement on n’a plus d’énergie au niveau physique, mais nos neurones n’arrivent plus à réfléchir.

Alors quand mon médecin m’a mise en arrêt total de travail, c’est là que j’ai compris qu’il fallait que je me retape sérieusement… Mais comment ? Voici mon cheminement :

 

Velo_de_course_109.2_panneau_sans_issueRessortir du chemin sans issue :

Mon médecin m’a donné une magnifique illustration de ma situation :

Je me suis engagée sans le savoir – ou sans vouloir le voir ! – dans un chemin sans issue, et surtout de plus en plus semé d’embûches (dans la vie courante elles s’appellent : problèmes, stress, fatigue…).

Mais vaillamment (ça c’est mon côté de sportive combative – ou bornée), j’ai continué, continué…

Par chance, je me suis arrêtée avant la fin du chemin et ne me suis pas écrasée contre le rocher qui le bloquait… ouf !

Il a alors fallu faire demi-tour et, épuisée, je suis repartie dans l’autre sens, très lentement, en m’arrêtant très fréquemment pour reprendre des forces (j’ai nommé : sommeil, repos, alimentation reconstituante, relaxation, lâcher prise…).

Une certitude tout de même : je savais que j’allais ressortir de cette impasse !

Et une fois que je serai revenue à la bifurcation (à l’heure où j’écris ces lignes, je n’y suis pas encore, mais j’ai déjà fait un bon bout de chemin) et que j’aurai retrouvé toutes mes forces, je devrai décider sur quel chemin je vais m’engager – pas exactement le même, sous peine de replonger, évidemment.

 

Comment gérer cette sortie de l’impasse ?

Velo_de_course_109.3_relaxation

Première chose, la plus dure : laisser le vélo prendre la poussière… Avec le magnifique été que nous avons eu en Suisse, je ne vous dis pas le coup au moral :-(

Appliquer ensuite les remèdes  suivants pour recharger ses batteries (c’est-à-dire les fameuses glandes surrénales) :

  • dormir, dormir, dormir, dormir, n’importe quand, le plus souvent possible ! (les deux premières semaines, je faisais 2 siestes le jour et je dormais encore 8-10 h la nuit)
  • manger des tonnes de fruits et de légumes et stopper tout stimulant (genre café, épices…) qui ne feraient que stresser ces pauvres glandes, de même que tout ce qui est lourd à digérer
  • aller au soleil (pour la vitamine D)
  • travailler sur soi : relaxation par des (auto-) massages, méditation, réflexologie ou autres méthodes qui agissent sur les émotions pour faire « sortir » tout ce qu’on a accumulé
  • s’oxygéner en pratiquant des respirations profondes, de la gym très douce, des balades…

 

Et le vélo dans tout ça ?

J’ai pu recommencer le vélo au bout de quelques semaines, mais à doses homéopathiques (25-30 km) et, sur ordre de mon médecin (spécialisé dans le sport), ne pas dépasser 135 pulsations/minute. C’est très bas !

Mais il avait raison : dès que je force un peu, patatra ! Je suis de nouveau complètement à plat pour 2-3 jours…

Mais pourquoi cette limite de 135 pulsations/minute ?

En fait, toujours selon mon médecin, 125 serait encore mieux… Essayez ! Oui, c’est possible sur des routes totalement plates (ça n’existe pas où j’habite) ou alors sur le home trainer. Mais faire du home trainer dedans alors que dehors le ciel est bleu… c’est trop dur moralement !

En fait, cette limite de 125-135 est celle au-delà de laquelle le corps va (déjà !) puiser dans nos réserves énergétiques. Alors que c’est justement elles qu’on cherche à recharger !

Velo_de_course_109.4_batterie_attention

Mon médecin m’a illustré ça de manière assez brutale :

« Un chien à moitié mort, on ne va pas lui taper dessus, on va le soigner ».

OK, j’ai compris… :mrgreen:

Quand le corps est à ce point épuisé, il est en effet impossible de brûler les étapes…

… Et le retour à un niveau de forme « normal » est long, très long ! Il faut bien compter 2-3 mois (voire plus) pour remonter complètement, ce qui ne fait pas plaisir à l’employeur, évidemment… Mais comme on dit : « Qui va piano va sano ». Ici, on n’a pas le choix.

 

Comment gérer cette période dans sa tête ?

Velo_de_course_109.5_cerveau_veloC’est ce qui est le plus dur : il faut accepter l’épuisement, accepter de devoir délaisser le vélo, de faire une croix sur sa saison de vélo (j’ai dû annuler tout que j’avais prévu, de juin à fin septembre).

 

Il faut aussi se détacher complètement de la cause du burn-out (dans mon cas : le boulot). Heureusement, la mise en arrêt à 100 % me le permet et mon médecin est là pour veiller à ce que cela se passe bien.

Il faut s’occuper de soi à 100 % et ralentir son rythme de vie, ce qui est très mal vu dans notre société excitée et trépidante.

Et, le plus dur, il faut faire accepter cette situation à son entourage. Non seulement quand on est en burn-out, on doit se gérer physiquement et mentalement, mais on doit aussi (di)gérer l’incompréhension des autres.

Mais je crois qu’en l’expliquant grâce à la physiologie (glandes surrénales et pas seulement « dans la tête »), c’est beaucoup mieux compris, car ça se réfère à quelque chose de concret, de physique. C’est en tout cas ce que j’ai constaté.

En effet, vu de l’extérieur, le burn-out est perçu de manière très négative : on est juste quelqu’un qui a « pété les plombs », qui est donc faible et ou plus apte à assumer ses responsabilités.

Oui, on a pété les plombs, mais parce que nos batteries physiques n’ont plus de jus !

Ensuite, quand on commence à remonter la pente, autant le sport devient important pour se faire du bien à toute petite dose au jour le jour, autant il est important de travailler sur soi, de réfléchir à son avenir, pour ne pas retomber dans le même piège !

C’est ce que je fais actuellement, sans oublier que le vélo c’est bon pour le moral, comme je l’ai écrit dans cet article sur le bonheur et pour les neurones, comme je l’ai écrit dans cet article sur la mémoire.

 

Comment ne pas en arriver au burn-out ?

Ce n’est pas facile : on est tellement influencé par notre société, qu’on n’ose plus s’écouter, plus repérer les signes avant-coureurs et oser – oui, oser ! – ralentir, voire prendre les décisions qui s’imposent avant que ce soit la catastrophe. On est fier et on craint les critiques des autres.

Les signes avant-coureurs sont notamment, vous l’aurez compris :

  • la fatigue
  • l’épuisement
  • les troubles du sommeil
  • les troubles de la mémoire et de la concentration
  • l’énergie en constante baisse sur le vélo

Egalement vos pulsations, systématiquement trop hautes au réveil, que vous ayez ou non fait une sortie à vélo la veille.

Finalement, le sport va beaucoup vous aider à voir ce qui se passe : si votre niveau de forme baisse constamment, c’est que votre corps n’arrive plus à suivre. Il ne faut pas négliger cette alerte et réagir assez tôt ! Pas comme moi… :oops:

Voici encore un belle illustration de mon médecin :

« Vous, les sportifs, quand vous tombez du 20e étage, vous ne pensez à ouvrir votre parachute qu’au niveau du 1er étage en vous disant que ce sera suffisant ».

Non, ce n’est pas suffisant, j’en ai fait l’expérience…

 

Pour conclure :

Cet article n’est pas des plus gai, je vous l’accorde, mais je tenais à vous en parler pour que vous ne fassiez pas comme moi si jamais cela vous arrive – ce que je ne vous souhaite pas ! – ou pour comprendre les personnes de votre entourage qui sont entrain de se débattre dans cette galère.

Je voulais aussi que vous compreniez mieux ma « baisse de production » sur ce blog cet été : mes neurones tournaient au ralenti, voire quasiment plus du tout ! Je ne vous dis pas le temps que j’ai mis pour écrire et mettre en forme cet article-ci… Pourtant, vous fait faux bond ainsi, ça me manque.

Il faut dire aussi que rédiger des articles à propos d’une passion que je ne pouvais plus du tout pratiquer (et toujours seulement à toute petite dose actuellement), ce n’est pas des plus facile… Je suis encore loin d’avoir retrouver ma forme, mais c’est heureusement en bonne voie.

Et je vous rassure, je garde le moral. J’ai la chance de n’avoir qu’un burn-out et rien de plus grave. Si cette année est définitivement mise entre parenthèses, je compte bien me rattraper sur ce blog (ça c’est pour les neurones), ainsi que la saison prochaine sur le vélo (ça c’est pour l’énergie physique) et reprendre mes Projets de vélo 2013 … en 2014 !

AntoinetteVelo_de_course_109.6_smiley

 

 

 

Partagez :
  • Facebook
  • Twitter
  • Google Buzz
  • PDF
  • Print
This entry was posted in Santé and tagged , , . Bookmark the permalink.

59 Responses to Burn-out et vélo : voici mon expérience

  1. Kofkof says:

    Belle leçon de courage, tu as bien analysé et tu vas t’en sortir.
    Il est certain que dans le vélo, il y a des cycles (je ne pouvais pas ne pas la placer celle-là :-))
    J’ai de la chance d’avoir un autre hobby que le vélo, je dessine et c’est une activité durant laquelle j’oublie tout. Le risque est de dessiner jusqu’à 2h00 du matin d’où manque de sommeil…j’ai lu tes recommandations et j’arrêterai à 1:45 promis !!

    • Antoinette says:

      Merci Kofkof ! Ton message plein d’humour m’a donné le fou rire ! Alors je me permets d’en rajouter « une couche » : les 15 minutes gagnées entre 1:45 et 2:00, c’est pour améliorer ton cycle de sommeil ? :-D

  2. Christophe says:

    Bonjour à tous,
    Je viens de tomber sur cet article dont moi aussi, je me sens concerné.
    J’ai eu un burn-out en 2005. A l’époque, je ne savais même pas ce que c’était, et mon médecin, pas trop à l’écoute, n’avait rien diagnostiqué non plus.
    Je ne dormais plus que 3 heures par nuit au maximum depuis plus d’un mois, je n’avais plus de jus pour faire du vélo. Je devenais irascible et envoyais balader tout le monde.
    Lorsque je suis venu vers mon médecin, il me disait surtout sur un air de reproche « Mais il faut dormir, Monsieur ». Eh, je sais bien, c’est pour cela que je viens chez vous !
    Bref, à part une petite semaine de repos, et le conseil de refaire du vélo, il ne m’a jamais vraiment aidé.
    J’avais aussi un boulot difficile. Frontalier (je travaille dans le beau pays d’Antoinette, mais du côté allemand), informaticien dans une entreprise américaine, « grande et bleue », où l’humain n’avait pas beaucoup de considération. Et en tant que français dans une entreprise à mentalité germanique, ce n’est pas toujours top non plus !
    Ma seule solution pour ne pas arriver au bout du chemin: démissionner, avec tout ce que cela implique au niveau de la famille et au niveau pécunier. Démission = pas d’allocation chomage et donc vente de la maison !
    Mais j’avais retrouvé du boulot après 3 mois, au soleil, à Marseille.
    Depuis, je suis de nouveau en Alsace, mais je fais attention. Ceux qui ont eu un burn-out ont en fait des prédispositions pour. On fait notre travail trop à cœur. Solution: écouter la chanson de Henri Salvador en boucle « Le travail c’est la santé, ne rien faire… :-)
    Dès qu’on sent que ça revient, vite lever le pied, passer en mode « descente » = roue-libre !!
    Si j’étais médecin, je serais comme celui d’Antoinette: je prescrirais du repos. Minimum 3 mois. Et pas touche au vélo ! Juste des petites balades à pied. Avec son chien si on en a un. Les animaux, eux, sont toujours à votre écoute ! C’est que du bonheur ! Et si on en a les moyens, partir loin pendant quelques semaines, histoire de ne voir personne.
    Après un mois de repos total, on peut refaire un peu de vélo, histoire de se dégourdir les pattes. mais pas plus de 120 bpm.
    C’est seulement après bien 6 mois qu’on est vraiment guéri. Et, suivant l’age qu’on a, il faudra toute une année pour refaire du vélo comme avant.

    Voilà, c’est un peu confus, mais en gros, je pense que ça doit être compréhensible !
    Bon courage à tous ceux qui sont dedans. Pensez à ceux qui ont eu le parcours et qui s’en sont sortis.

    Cette année a lieu la Vosgienne dans ma région. Le petit parcours est fastoche. 100 km avec deux petits cols à franchir. Si le cœur vous en dit…

    • Antoinette says:

      Merci pour ton beau témoignage Christophe ! Je retiens tout particulièrement ton idée de « prédisposition » au burn out : « trop » de conscience professionnelle, la volonté de faire avancer le bateau coûte que coûte, quitte à faire le boulot de 4 bras et en plus de réparer les pots cassés des autres… et par-dessus le marché se faire réprimander pour LA virgule qu’on n’a pas mise au bon endroit… aïe !

      Avec un peu de recul et des discussions avec d’autres « burned out » ou « ex-burned out », et en te lisant, je me rends compte qu’il y a différents niveaux de burn out : ceux qui ont tellement attendu qu’ils sont épuisés au point, comme tu dis, de ne même plus pouvoir monter sur un vélo (ou pratiquer un autre sport) pendant plusieurs semaines et ceux qui ont encore suffisamment d’énergie pour bouger, car ils ont été arrêtés assez tôt, mais qui doivent quand même prendre le temps de se vider la tête et c’est semble-t-il tout aussi difficile !

      Et quand on en est à peu près sorti, voilà que vient souvent s’ajouter la difficulté du travail : licenciement ou départ volontaire pour préserver sa santé et devoir retrouver un travail… et ensuite, surtout ne pas replonger comme tu le soulignes bien.

      Bonne saison de vélo à toi et merci pour l’info sur La Vosgienne, dont je retiens la date : dimanche 7 septembre.

  3. Ivan says:

    Salut Antoinette,

    Je me reconnais 100% dans tes écrits. Je vis la même chose que toi en ce moment. J’ai bien craqué comme on dit dans le vélo.

    J’ai 49 ans. Vie plus que bien chargée: Nouveau job cette année avec beaucoup de chalenges et responsabilités, à fond dans le vélo.

    Suis un compétiteur. Je n’ai pas voulu écouter mon corps, les signaux d’alerte.

    Ma semaine type: 10/12 heures de sports, un job, Webmaster d’un site dédié au cyclisme et l’entraînement, ma famille, etc … Couché minuit et levé 07h00.

    Mon toubib pense comme toi. Il faut accepter et être patient. C’est dur pour moi car un sportif dans une maison avec des nuits courtes je suis comme un lion en cage. Bref pas évident mais c’est un passage obligé.

    Heureusement ma femme et mes enfants sont en or. J’ai pas mal d’amis aussi et cela me fait du bien d’échanger en toute transparence avec eux.

    Je garde des activité modérés. Marche cool en montagne et vélo à la papy alors que je faisais des courses à 42 km/h de moyenne. MDR

    Bien à toi,

    Ivan

    • claire says:

      Bon courage Ivan, je vous comprends avec Antoinette, quand on est sportif cela doit être difficile de faire des activités cool!
      Bientôt, je pense qu’avec votre experience vous serez encore plus fort!
      Bisous a tous les deux

      • Antoinette says:

        Merci Claire !

        C’est sûr qu’en traversant cette mauvaise passe j’en apprends beaucoup… surtout sur moi-même ! Dur, dur mais enrichissant

    • Antoinette says:

      Bonjour Ivan,

      Merci pour ton témoignage ! Comme tu le dis bien, une fois qu’on n’a plus notre dose de sport pour nous soutenir, le plus dur c’est la patience, le travail sur soi-même pour accepter…

      En tout cas je te souhaite plein de courage pour remonter la pente gentiment, sans brûler les étapes (je viens de vouloir reprendre le boulot à temps partiel, mais je me suis brûlé les ailes, car c’était encore trop tôt…).

      Bon courage ! :-)

      • Ivan says:

        Bonjour Antoinette,

        J’espère que tu te portes de mieux en mieux. De mon côté cela va mieux mais loin de penser à reprendre le chemin.

        Tu as raisons, il faut surtout prendre son temps. Revenir trop tôt c’est l’assurance de replonger.

        Plein d’ondes positives ;-)

        Ivan

        • Antoinette says:

          Bonjour Ivan,

          Oui, je te remercie, je commence à aller mieux ! Mais comme tu le dis bien, il ne faut pas vouloir aller trop vite… on est vite remis l’ordre :-( Je suis contente de savoir que toi aussi tu es sur la bonne voie.

          Tout le meilleur à toi ! :-)

          • Ivan says:

            Bonjour Antoinette,

            J’ai pris la décision de reprendre mon job à temps partiel. En concertation bien sûr avec les toubibs ;-)

            Pas facile tous les jours mais je n’en pouvais plus de rester dans ma baraque !

            J’espère que de ton côté ça progresse également !

            Ivan

          • Antoinette says:

            Bonjour Ivan,

            Eh bien chapeau pour ta reprise ! Je constate en effet que c’est très difficile de savoir à quel moment on est suffisamment bien pour recommencer, même doucement… De mon côté, je n’ai pas encore repris, mais je ne peux pas donner de détails ici.

            Je te souhaite de encore profiter de faire des sorties tranquilles pour contrebalancer le travail de tes neurones :-)

  4. Mireille says:

    Oups, commentaire parti en pleine rédac’ – donc j’apprécie ta représentation de l’activité physique comme source de plaisir et de joie avant tout, avec toutes les bonnes répercussions sur la forme et la vitalité…

    Je découvre justement cette année le plaisir des dénivelées, à la montée et à la descente, dans les environs de Grenoble, alors que j’utilise mon vélo en plaine depuis… le collège :-) (j’ai 44 ans) pour me déplacer au quotidien. Tes conseils pour monter me réjouissent et me confortent, car ils correspondent bien à ce que j’ai découvert cet été. Et quand à l’article sur le burn-out, il résonne plus fortement encore.

    Alors merci et encore bonne chance pour trouver maintenant le chemin ou la route qui te correspondra – même si l’organisation sociale actuelle a tendance à nous tirer et nous pousser « à hue et à dia » – et quelquefois on en rajoute aussi, chacun de son côté – et pourtant je crois qu’on a tous les moyens de trouver en nous-mêmes la ressource pour mettre le holà – comme tu le dis quelque part dans les premiers commentaires, c’est d’abord en étant bien conscient de ses propres choix… Je crois que l’automne et l’hiver sont favorables pour les étapes qui t’attendent ! à bientôt pour tes prochains articles,

    • Antoinette says:

      Bonjour Mireille et bienvenue !

      Et également un grand merci pour tes encouragements ! Je continue ma remontée, tout doucement… C’est long, car impossible de brûler les étapes. En plus, comme tu le soulignes bien, nous sommes tiraillés par notre société et pas dans le bon sens. C’est un peu comme si elle faisait tout pour nous casser une jambe et qu’ensuite elle continuait, en nous tapant sur le plâtre…
      Bravo à toi pour t’être lancée dans les montées : il y a toujours un peu d’appréhension la première fois (est-ce que je vais arriver en haut ?), mais quelle satisfaction quand on a réussi ! Dans la région de Grenoble, il y a de quoi faire :-)

      • claire says:

        un petit coucou en passant…..je pense bien a toi surtout ds les côtes ou grâce a tes supers conseils je me sens de mieux en mieux.
        Tiens, en parlant je VTC , je viens de m’en acheter un.Cela me permets de rouler tranquille pour le tous les jours.Bon(rire!)je l’ai qd même equipé de roues Aksium car il remplacera mon velo de route cette hiver.
        C’est le « quick speed » de cannondale, vraiment tres rapide et amusant.
        http://www.culturevelo.com/Quick-Speed-4-Womens

        • Antoinette says:

          Joli vélo ! Je dirais que tu as là un VTC « grande classe », surtout avec les roues Aksium :-D
          Mon « vélo d’hiver » est aussi un vélo de course… Je devrais davantage utiliser mon VTT pour les petits déplacements utilitaires…

  5. Mireille says:

    Bonjour Antoinette et tout le monde,
    je découvre ce matin ton blog grâce à mon compagnon et j’ai lu plusieurs articles avant celui-ci : tous allaient dans un sens que j’aime bien – l’ plaisir, , mais ce dernier m’a vraiment touchée, et je te souhaite de trouver ton nouveau chemin, maintenant que tu as un peu récupéré.

  6. Fanch says:

    Bonjour Antoinette,

    Je te souhaite un bon rétablissement.

    Ma suggestion vaut ce qu’elle vaut : investir dans un VTC.
    J’en ai acheté un récemment et, contrairement à un vélo de route où on n’a sous les yeux qu’un peu de bitume et où on ne pense qu’à rouler vite, la position droite m’incite à regarder le paysage, et à prendre le temps de le regarder.
    J’alterne entre le vélo de route (souvent) et le VTC (moins souvent). J’emprunte ainsi sans problème, et en prenant mon temps, des chemins pittoresques qui seraient une véritable torture pour les pneus de route, et les voies vertes d’ici sont juste empierrées, parfois grossièrement. La plus grande démultiplication permet de monter les côtes sans effort.

    Une autre façon de faire du vélo.

    • Antoinette says:

      Merci Fanch !

      Ton idée d’investir dans un VTC m’a traversé l’esprit… mais ce serait davantage pour aller faire mes courses que pour des balades, car là où j’habite cela ne s’y prête pas tellement : peu de chemins adéquats, beaucoup trop de chiens… J’ai aussi un VTT, mais c’est un peu le même problème. Alors, entre les deux vélos, c’est pratiquement toujours celui de route qui sort ! J’ai cependant la chance d’être une observatrice-née, donc faucons, belettes et autres magnifiques couchers de soleil n’échappent pas à ma vue : je ne roule pas assez vite pour ne pas les voir ! :-) Sinon, je vais volontiers à pied (moins risqué avec les chiens…).

  7. FredK says:

    Bonjour,
    Merci pour cet article. Pendant cette période délicate, as-tu continué à faire du gainage ou de la muscu? Est-ce que tu penses que la pratique d’autres sports t’aurait permis d’éviter le burn-out?

    • Antoinette says:

      Oui, j’ai continué à faire du gainage, mais très doux et très court : 3-5 min. d’exercices au sol le matin, et aussi un peu de marche sur un trampoline très souple, juste pour réveiller mon corps et maintenir de la mobilité et la souplesse.

      J’ai aussi fait beaucoup de courtes balades à pied (20-30 min.) en forêt, à plat, parfois en flânant car je m’essoufflais très vite… ou alors j’allais simplement au magasin du coin à pied, juste pour sortir. On m’a dit qu’il est en effet très important, pendant cette période, de garder de la mobilité, de bouger, mais surtout sans s’épuiser. Et de toute manière, quand on est sportif, si on reste enfermé, on est comme un lion en cage ! Le plus dur est de se dire que même si la porte de la cage est ouverte, pas question de bondir dehors ! il faut y aller tout doucement…

      Eviter le burn out avec d’autres sports ? Peut-être… je pense alors plutôt avec des sports non cardio comme le taï-chi ou qi gong, ou encore d’autres arts martiaux qui aussi font beaucoup intervenir le centrage de soi, l’apprentissage du « moment présent » et du lâcher prise. Avec le vélo, on a aussi l’effort physique pur, donc on va puiser automatiquement dans ses réserves énergétiques.

      Mais viendra quand même toujours à la fin le fait de voir ou non ce qui est entrain de se passer et de réussir à se réorienter à temps ou pas. Si on part en burn out, c’est qu’on n’a pas vu (ou pas voulu voir) à temps ce qui se passait !

  8. Muriel says:

    Hello Antoinette,

    Je suis tres touchee par ton histoire et je trouve très courageux de parler comme ça d’un sujet aussi intime. C’est peut-être aussi une mini thérapie en soi que cet article. En tout cas il est le signe que tu es sur la voie de la guérison!

    Si tu mets autant d’énergie à prendre soins de toi que celle que tu mets à aider les autres, tu devrais vite aller mieux!

    Je me reconnaît bien dans le commentaire de cestdurlevelo. Pour moi aussi en ce moment il me semble être complètement bien et dispo seulement si j’ai ma dose de vélo. Parfois je culpabilise de pas avoir trouver le temps. Pas facile finalement de juste se faire plaisir…

    Je te souhaite de trouver les clés!

    À tout bientot

    • Antoinette says:

      Hello Muriel,

      Un grand merci pour tes encouragements ! Je te crois tout à fait quand tu parles de mini-thérapie en écrivant cet article : plus en parle, moins on le garde en soi, plus ça aide ! Surtout sur un sujet aussi tabou…

      Et pour le vélo, quand tu dis que tu culpabilises quand tu ne trouves pas le temps, il ne faut pas !
      1) ton vélo s’en fiche :-D
      2) ta (sur)vie n’en dépend pas…
      Il m’arrive aussi parfois de me sentir fatiguée et, malgré un beau soleil, de faire une sieste au lieu d’aller rouler : il faut aussi s’écouter ! C’est vrai qu’au début je culpabilisais aussi, mais j’ai appris à ne plus m’en vouloir.

      Nous pratiquons le vélo pour le plaisir, ce n’est pas notre métier. On nous demande aucun rendement ! Mais je suis entièrement d’accord avec toi (et cestdurlevelo alias Baptiste) : l’équilibre est difficile… :-)

  9. Brigitte says:

    Ce n’est pas toujours facile d’écrire ce genre d’article, j’en sais quelque chose ! Mais cela vaut la peine car cela peut aider d’autres personnes et aussi bien faire comprendre les choses. C’est incroyable comme les gens sont mal informés et parfois cette ignorance peut faire beaucoup de mal !
    Lorsque tu parles des avantages et handicaps des sportifs par rapport à la santé , ça me parle aussi !
    Ce que je pense, c’est que quand on a quelque chose qui va de travers et qui n’est pas bien grave (fatigue banale, douleur etc ), faire du sport améliore les choses . Si ce n’est pas le cas, il faut chercher plus loin .
    Il y a un autre handicap qui est parfois le manque d’écoute des médecins : ils voient une personne en relatif bon état général devant eux (un sportif !!!) et donc vous envoient un peu balader, ne vous croient pas … ou encore ils attribuent trop vite à un « excès de sport » ce qui peut venir d’autre chose !
    Ton médecin a l’air d’être à l’écoute ! C’est une chance …
    C’est marrant le conseil de rouler en dessous de 135 pulsations voire 125 est quelque chose que je fais spontanément sur nombre de mes sorties , et c’est sans doute ce qui me permet de rouler tous les jours (aujourd’hui lendemain de course … moyenne de la courte sortie à 110 max 129)
    En tout cas continue tranquillement sur la bonne voie … et en route pour 2014 … bises …

    • Antoinette says:

      Coucou Brigitte,

      Je t’avoue que j’ai bien pensé à toi et à ton article en écrivant le mien et je me souviens m’être dit en te lisant que tu avais été bien courageuse ! Alors voilà, je t’ai un peu copiée… :-)

      Comme je viens de l’écrire dans ma réponse à Baptiste, je vois que nous nous heurtons tous au même problème : l’incompréhension des autres… qui ne vont évidemment pas manquer de nous tomber dessus si ça ne va plus : « Je te l’avais bien dit, tu en fais trop ! » Pas facile…

      Et j’ai en effet la chance d’avoir enfin trouvé un médecin non seulement spécialisé dans le sport – et donc nous comprend, mais qui en plus est très ouvert aux médecines dites parallèles : quand je lui ai dit que j’avais commencé des séances de réflexologie, il m’a félicitée et m’a même dit qu’il en prescrivait souvent ! Idem pour les huiles essentielles : je lui ai dit que j’en utilisais et il m’a encouragée à continuer.

      En voyant tes moyennes de pulsations, je comprends mieux maintenant comment tu arrives à rouler autant d’heures… non, je rigole ! Mais c’est vrai que pour aller loin, il faut ménager sa monture… enfin soi-même, car le vélo, lui, s’en fout un peu ! Mais c’est clair aussi qu’avec le super entraînement de fond que tu as, comme je l’avais constaté lors de notre sortie l’année dernière, tu peux arriver à avoir des moyennes de pulsations basses, ça c’est génial ! C’est une bonne leçon pour moi : faire plus de sorties de fond, avec la ceinture !

      Un grand merci pour tes encouragements et profite bien de cet bel automne sur le vélo, sur le vtt et sur tes deux pieds !

    • pouessel says:

      Oui, je suis d’accord avec Brigitte sur le manque d’ecoute des médecins
      surtout quand on est sportif.Dernierement je suis alée a mon rendez vous annuel pour un certicat medical pour le yoga et mis a part la tension rien……Bon, pour le moment je suis en bonne santé mais je viens qd même d’avoir 50 ans…..de m^me qd je lui ai parle de mon objectif de monter un petit col(pas le Mont ventoux non plus, hein!)il a été reticent et m’a dit qu’il fallait mieux s’entretenir que vouloir faire des performances.Je pense qu’il aurait simplement dû me conseiller un test d’effort.
      Je m’incline devant tes perf. Brigitte,ça m’epate toujours de voir tes sorties a plus de 100km.Je n’en suis pour le moment qu’a 60.

      • Antoinette says:

        Eh bien, prendre juste la tension pour établir un certificat de capacité, c’est un peu léger, en effet ! Euh, tu as demandé à ton médecin s’il faisait du sport ? Un test d’effort aurait en effet été un minimum… peut-être pour lui aussi !

        Et quant aux performances, là aussi je ne suis pas d’accord avec lui : c’est sûr qu’il faut y aller progressivement, mais si l’examen médical (complet, avec test d’effort…) n’a révélé aucun problème (cardiaque ou pulmonaire), tu peux parfaitement faire des performances avec un bon entraînement ! Alors je te rassure : si tu continues comme maintenant, ton 1er 100km, il est inscrit à ton programme de 2014 ! :-D

  10. Bravo ! Quelle difficile aventure… mais tu sembles commencer à remonter la pente, alors je retiens surtout le positif. 2014 sera une meilleure année, et je te souhaites de vite trouver les ‘clés’ de tes soucis, et les routes à emprunter pour t’éloigner d’eux.
    Bon courage !!!!!!

    PS: un aspect dans ta description m’a beaucoup convaincu et ‘parlé’; le monde où tout va vite et où il est difficile « d’oser » avouer qu’on a besoin de ralentir !!!!

    • Antoinette says:

      Merci Baptiste ! Comme tu l’as vu hier sur ma page Fb, je remonte… sur le vélo et donc mon niveau d’énergie, lentement, mais sûrement ! Hier, ma sortie s’est soldée par un 18,5 km/h de moyenne, mais il y avait du dénivelé que j’ai fait à la vitesse escargot pour (tenter de) respecter les directives de mon médecin ;-)

      Eh oui, cette idée de toujours devoir tout faire très vite, d’être performant à 200 % en permanence… l’homme n’a pas été programmé ainsi. Alors quand on est malade, mais que 1) on ne se précépite pas chez le médecin et 2) on ne prend pas de médicaments (chimiques s’entend), c’est très mal vu ! Alors mieux vaut dire : « oui je me soigne » sans dire qu’on va faire une « cure » sur son vélo :-D

      • Tu vois, ton article me fait revenir ici… voilà 24h que je réfléchis à ce ‘il faut être à 100%, 100% du temps, et dire merci en plus. C’est vrai que c’est vraiment dur. Et il ne faut pas toujours grand chose pour que la balance ne soit plus équilibrée, et pour que la chute soit toute proche.
        Moi le vélo reste un super plaisir. Mais de plus en plus, un défouloir. Un défouloir qui me permet de tenir le coup, de me focaliser sur le positif et non sur le stress, la fatigue. Pas facile. Et même rien que ça, et même si j’en ai conscience et que je ne sois pas du tout ‘malade’, ça ne passe pas toujours bien auprès de tout le monde. Mais qu’est-ce que tu fais encore à faire du vélo….???!!! Ben euh… je sais pas ! Ca me fait du bien à la tête, ça devrait suffir non?!

        • Antoinette says:

          Je te comprends tout à fait : je rencontre aussi souvent cette incompréhension des autres vis-à-vis du vélo, venant la plupart du temps de personnes non – ou peu – sportives.

          En plus, on fait un sport « qui prend du temps ». Alors ce que je dis à ces personnes, c’est que pour moi faire 3h de vélo c’est comme faire 30 minutes de promenade dans le quartier pour une personne non sportive.

          Je leur dis aussi : pour vous, qu’est-ce qui est mieux : passer 3h tranquille en pleine nature ou s’affaler sur le canapé et s’enfiler 3h de télé ? Il faut leur faire comprendre que si pour eux le vélo semble être un sport extrêment dur, quand on est entraîné, on peut aussi rouler tranquille… Quand je leur explique ça (surtout la télé), là j’ai un argument massue… ;-)

          Mais si je suis vraiment crevée, parfois c’est simplement de sommeil dont j’ai besoin. Mais là encore, je dois me discipliner et aller me coucher tôt, et pas « traîner » jusqu’à pas d’heure sur Internet ou regarder un film.

          Et si je décides quand même de partir rouler, c’est avec la conscience que je ne dois pas rentrer encore plus épuisée, donc modérer mon allure, choisir un parcours plus facile que, hmm, du genre le col de la Faucille… je n’ai pas ton entraînement ! :-D

          Mais il faut reconnaître que nous les cyclistes avons un peu tous cette obsession de « faire des kil » (et du dénivelé), donc on va se culpabiliser de ne pas être sorti… mais pas au prix de sa santé ! Euh, j’en sais quelque chose… ;-)

          • Complètement d’accord avec toi. Le vélo devient rapidement une obsession si on veut se faire plaisir, car pour garder la forme il n’y a pas de secret, il faut rouler chaque semaine.

            Et à partir de ce moment là, qu’est-ce qui sépare cette obsession positive d’une dépendance et de ses aspects négatifs?

            ‘Je peux pas aller voir les copains ou passer du temps en famille parce que je roule’. C’est bien, mais pas tout le temps. Et on s’arrête quand? Des questions qu’on se pose tous, probablement à des degrés variés en fonction de notre pratique cyclo, et de la qualité de notre équilibre vélo/boulot/autres activités.

            Et là bien sur, entre en compte la remarque que tu faisais sur notre monde qui attend de nous qu’on soit à 100%, 24h/24, 365j par an. Pour moi, ça a deux conséquences:

            Le cercle vertueux: lorsque j’arrive à rouler comme je veux, tout va bien, je me fais plaisir, je progresse et du coup j’ai la tête ‘prête’ à affronter le boulot, le stress… la vie quotidienne, quoi !

            Le cercle vicieux: dès qu’un grain de sable entre là dedans (genre boulot trop stressant, ou météo trop pourrie pour rouler), d’un seul coup tout se casse la figure; je roule moins, le boulot s’en ressent, la fatigue prend le dessus… etc.

            Et bien sur… on passe d’un cercle vicieux à un cercle vertueux, et inversement, de manière temporaire…. les hauts et les bas !

          • Antoinette says:

            Tu as magnifiquement illustré le problème ! J’aime beaucoup ta notion de cercle vicieux/vertueux : cet équilibre est tout un art…

            Par contre, quand tu dis :
            ‘Je peux pas aller voir les copains ou passer du temps en famille parce que je roule’

            Personnellement je le nuancerais légèrement :
            Je peux pas J’ai choisi de ne pas aller voir les copains ou passer du temps en famille parce que je roule’

            Car dans ce monde on est – bien heureusement ! – libre de faire les choix qu’on veut, donc on doit en endosser la responsabilité. J’utilise « je dois » (ou « il faut que ») seulement si je rajoute un « si » dans ma phrase, par exemple : « je dois rouler plus souvent si je veux garder la forme ».

            Mais je suis d’accord avec toi : cet équilibre n’est pas évident tous les jours ! ;-)

  11. Monica says:

    Salut Antoinette,

    Et bon courage! Je suis sûre, qu’avec le vélo, tu vas t’en sortir…. j’espère que ce vélo te portera vers un autre boulot au plus vite ;-)))

    Bisou,
    La Payernoise

    • Antoinette says:

      Merci Monica ! Je compte bien sur le vélo pour me remonter physiquement (et me faire perdre les kilos pris :-( ) et moralement pour affronter l’avenir et voir ce qu’il va me réserver ;-)

  12. pouessel says:

    Bonjour Antoinette,
    Je te remercie pour cet article car on peut tous un jour ou l’autre faire un « Burn Out ».Tu as tout magnifiquement decrit, comme d’habitude je dirais mais cette fois on se sent touché nous aussi émotionnellement.
    Cette « mauvaise periode » te permet de faire le point mais je suis sûr te rendra beaucoup plus forte même si en ce moment tu peux penser le contraire.
    Moi, c’est apres la naissance du deuxieme que je me suis sentis sans force et fragile…..je ne comprenais pas ce qui m’arrivait alors qu’auparavant j’etais une boule d’energie.
    Comme toi, j’ai fait le point et a cet epoque j’ai commencé le Yoga qui m’a appris a me detendre par un travail respiratoire et d’etirements grace aux postures.Cela m’apporte encore aujourdhui a velo quand ds les côte je me sens a bout de souffle et que je respire profondément par le ventre.
    Cet periode peut te donner l’occasion de decouvrir aussi d’autres passions plus tranquille je dirais.En alimentation n’oublie pas les omega3 et la gelée royale reconstituante en automne.
    Je T’embrasse
    Claire

    • Antoinette says:

      Mille merci pour ton message Claire, il me touche beaucoup.
      Je ne savais pas trop quoi attendre en publiant cet article, mais ton message, de même que tous les autres commentaires ici, ou les messages privés que j’ai reçus m’ont vraiment fait chaud au coeur.
      Comme tu le dis si bien, à côté du vélo, il est très bénéfique de pratiquer une forme de gymnastique douce. J’utilise la méthode de Bernadette de Gasquet, une forme de yoga protectrice pour les femmes, que tu connais peut-être.
      Et merci aussi pour tes conseils en alimentation ! Les omega3 font partie de mon quotidien, mais pas la gelée royale… je vais essayer !

  13. Isabelle says:

    Tout d’abord, bon courage à toi, Antoinette, bien sincèrement. Je suis une lectrice attentive et régulière de ce blog remarquable, même si je n’y interviens pas souvent. A lire cet article, aussi passionnant que tous les autres mais plus intime et plus difficile à écrire sûrement, on devine ce que tu as traversé. Mais on mesure aussi ce que tu as déjà surmonté ! Le sport aide, c’est sûr, mais ne suffit pas à tout résoudre, ça se saurait ! Et puis un arrêt passager, ou un ralentissement, peut aider à repartir d’un meilleur pied, au sens propre comme au figuré. Banalité, mais bon. Moi qui tourne à Vincennes, près de Paris, je vois des cyclistes qui ont largement passé les 70, voire les 80 (des hommes surtout, mais quelques femmes quand même) et je me dis que la longévité dans ce sport et grâce à lui est considérable (j’espère, parce que j’ai commencé à 49 seulement, que j’ai 50 et que je compte bien continuer 25-30 ans). Quant au boulot, c’est un autre problème, dans ce monde de fou, aucun dérivatif ne nous fera échapper au vrai problème : comment travailler autrement pour vivre autrement… Arrêter un peu le vélo peut permettre aussi de réfléchir à ça, histoire de dépersonnaliser les choses et de ne pas se sentir coupable de ce qu’en réalité on subit. Bon rétablissement à toi en tout cas, et merci pour cet article courageux et fort.
    Isabelle.

    • Antoinette says:

      Un grand merci Isabelle, pour ton commentaire et tes encouragements !
      Je suis convaincue comme toi que le vélo est un magnifique sport de « longévité » et je sais que plusieurs cyclistes qui lisent mon blog ont largement passé l’âge de la retraite et accomplissent des prouesses sur le vélo !
      Le fait qu’il y ait moins de femmes cyclistes plus âgées vient à mon avis de la culture du vélo : c’était un sport exclusivement masculin à l’origine (pour les femmes, le vélo a d’abord été utilitaire), mais heureusement pour nous, il s’est « féminisé ». Pourtant, curieusement, j’ai déjà constaté qu’il y a beaucoup plus de femmes de 50+ qui font du vélo en France qu’en Suisse… Je me demande à quoi ça tient ?
      En tout les cas, les cyclistes féminines comme toi et moi sommes la génération montante ! :-D

  14. Jacques says:

    Hello Antoinette
    Merci de partager cette part de ta vie!
    Tu me parais sur la bonne voie, prends soin de toi.
    A bientôt
    Jacques

  15. Joebar says:

    Chère Antoinette, merci pour cet article authentique.
    Suis en pensée avec toi, à la veille « du » week-end en Alsace.
    Mais ce sera sans vélo pour moi, ayant fait un « burn out veineux »…À chacun ses « bobos » ;-)
    On t’attend donc pour la première sortie du mercredi début avril 2014 :-)
    D’ici là, take care !
    Biz

    • Antoinette says:

      Merci à toi ! Et désolée d’apprendre que tu es toujours sur les plots… J’espère que l’équipe « alsacienne » pédalera pour nous deux ;-)
      J’espère bien que nous deux serons à nouveau d’attaque pour la sortie du 2 avril (ouf ! ce n’est pas le 1er, donc pas un poisson d’…)
      Bon courage à toi aussi !

  16. Fred says:

    Courage Antoinette

    J’y suis passé c’est un mauvais cap mais ça revient vite !

  17. claude Danet says:

    Bonjour Antoinette
    Lecteur assidu de tes articles toujours aussi passionnant, je te souhaite un bon rétablissement, et te retrouver en pleine forme d’ici quelques temps
    Ce genre de situation arrive à tout le monde un jour ou l’autre et n’a qu’une solution, l’accepter et diminuer la densité des efforts fournis
    Trouve toi une activité plus souple pour cet hiver et tu verras que tout ira mieux au printemps.
    Sur le vélo, nous hésitons toujours à faire des coupures car nous savons que les reprises sont difficiles. Certains anciens disent même que s’ils arrêtent, c’est fini pour eux. C’est un tort. Iĺ y a quelques années de çà, les cyclistes n’hésitait pas a poser leur vélo durant deux ou trois mois chaque hiver. Maintenant, à l’image des pros, si on s’arrête dix jours, c’est soit-disant presque trop.
    Écoute toi, va à ton rythme, ne monte sur le vélo que par « plaisir » et à chacun sa manière de rouler.
    Aucune situation ne trouvera solution si l’on en force son issue.
    Repose toi bien et à très bientôt.

    • Antoinette says:

      Merci Claude pour tes bons conseils !
      Je te rassure, je ne vais essayer de rattraper en fait de saison les km que je n’aurai pas fait cet été ! J’aime rouler l’hiver – quand la météo le permet, évidemment – pas dans l’idée absolue de garder un niveau de forme, mais simplement pour sortir au grand air… Le home-trainer, je le réserve quand il fait vraiment trop moche pour sortir, mais pour une balade à pied ;-)
      Je suis d’ailleurs entrain de lire le livre de Bradley Wiggins où, en octobre 2011, son entraîneur lui avait donné l’ordre de ne plus toucher son vélo pendant 5 semaines (!) avant de reprendre l’entraînement à fond début novembre.

  18. Christiane says:

    Oh !
    Comme quoi personne n’est à l’abri. C’est bien d’en parler et ça m’a fait du bien de vous lire car beaucoup de personnes vont se retrouver dans cet article !
    Une question à quel rythme cardiaque rouilliez vous ?
    Bon plein de bonnes choses pour les semaines à venir.

    • Antoinette says:

      Merci Christiane !
      En effet, c’est vraiment devenu trop fréquent malheureusement. Mais l’homme invente des tas de solutions pour aller plus vite et en faire plus, en oubliant que son propre cerveau n’arrive pas à suivre…
      Concernant mes pulsations cardiaques, cela faisait plus d’un an que je n’utilisais plus ma ceinture : j’ai dû aller la déterrer cet été… J’ai toujours eu les pulsations assez hautes : environ 130-140 en roulant très tranquille, le plus souvent autour de 160 et facilement 170-180 dans les fortes montées. Il y a 18 mois, sur le home-trainer, j’avais testé mon maximum et j’étais montée à 186, ce qui faisait nettement plus que le fameux calcul théorique de 220 moins l’âge.
      D’après de ce j’ai constaté, c’est que les femmes ont en général des pulsations plus élevées que les hommes, y compris au repos (je suis à 60).

  19. Emmanuel H says:

    Tres bon article bravo. Comme le dit l adage : qui veut voyager loin menage sa monture !
    J aime beaucoup votre Blog que j ai decouvert cette semaine en faisant une recherche pour vetements Cycles. Par le plus grand des hasards, il se trouve qu une de vos references se trouve a moins de 10 kilometres de mon domicile et je l ignorais. Merci donc (j habite aux US) pour cette bonne adresse.

    • Antoinette says:

      Merci Emmanuel pour vos encouragements et bienvenue sur mon blog !
      Je suis contente que mon article sur les maillots vous ait rendu service (même s’il n’est peut-être plus tout à fait à jour… il faudra que je vérifie !). Ce qui est amusant, c’est qu’ici en Europe ce n’est pas tout la mode des maillots bariolés, à thème : les maillots sont noir et blanc, rouge et noir ou rouge et blanc ! Je fais un peu « tache » avec les miens :-D

  20. Jean-Luc says:

    En tout cas, bravo ! Cet article sonne comme une prise de conscience de sa propre situation et c’est aussi une preuve que la guérison est proche. Il faut une grande force de caractère et beaucoup de courage pour venir à bout de cette voie sans issue et aussi trouver les soutiens sur mesure aux moments importants pour avancer vers la guérison. Je vous félicite pour votre démarche et vous souhaite un rétablissement rapide. Le vélo est et restera un fabuleux moyen d’équilibrer sa vie (à condition bien-sûr de ne pas en abuser). Cela doit rester du plaisir : Celui de se dépasser, de se connaître et aussi d’être avec les autres. Bon rétablissement et ne relâchez pas vos efforts ils méritent le respect BRAVO !

    • Antoinette says:

      Merci Jean-Luc !
      Il faut dire que j’ai la chance d’avoir découvert il y a déjà quelques années les bienfaits du développement personnel, ce qui me permet de garder bon moral et d’avancer.
      Et pour le sport, je suis entièrement d’accord avec vous : à moins de l’avoir choisi comme métier (mais là c’est aussi par passion), le but est toujours de se faire plaisir :-)
      Mais c’est parfois dur de vouloir se faire plaisir et de savoir qu’on ne peut physiquement pas (j’ai une pensée à tous ceux et toutes celles qui sont actuellement en incapacité de rouler pour des raisons physiques).
      D’ailleurs quand mon médecin a osé prononcer le mot ‘antidépresseur’, je l’ai tout de suite dit : « non, j’en ai déjà un » et c’est lui qui a achevé ma phrase : « le sport ! »

  21. vuarnet says:

    Merci Antoinette pour cet article; pour ce partage d’un difficile épisode de ta vie. J’imagine que sa rédaction ne fut pas des plus aisée.
    Je t’encourage à poursuivre un progressif retour à la vie sportive sans brûler les étapes. Mais je sais que tu l’auras compris: chaque chose en son temps!
    Amitiés
    Laurence

    • Antoinette says:

      Merci Laurence !

      Oui, je me rends compte que si je brûle les étapes à vélo, je suis vite remise à l’ordre !

      Mais aussi au quotidien. Et en effet, rédiger cet article m’a pris beaucoup de temps : je l’ai fait en plusieurs fois, avec tout à coup des idées en plein balade en forêt, sans papier ni crayon, et avec une mémoire défaillante, je ne retenais pas grand-chose… Et il est probablement bourré de fautes, car j’ai relu, mais je ne sais pas trop comment ! ;-)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Notifiez-moi des commentaires à venir via email. Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.